dimanche, 19 avril 2009
Les Blés d'or

Voici un documentaire éclairant et instructif sur la base alimentaire.
Du blé qui pousse, de la pâte qui travaille et des enfants de 50 ans obligés de sacraliser pour redécouvrir le but de l'aliment : Nourrir son homme.
Entre la passion du végétal et celui des hommes, une galerie de personnages qui vont dans le même sens. Qui vont, qui font et qui le disent.
D'autres documents vidéos ou audio sur les problématiques des semences(droits de propriétés, disparition de la richesse génétique) et plus largement de l'avenir de l'agriculture sur leur site.
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mercredi, 31 décembre 2008
Via col vento
Et ma bêche quitte Pantin, parce que ma guerre est terminée.
En désespoir de jardinier, j'avais choisi de venir remuer la terre de votre jardin, de faire du beau et du vivable pour vous autres.
Avec pour moi la paix des braves.
Là où l'on m'avait promis de vous : haine, agressivité et bétise, au lieu des cailloux des insultes et des crachats, j'ai rencontré vos sourires, vos satisfactions et vos joies d'un jardin plus propre et plus urbain.
J'ai tanné ma peau et n'est pas ménagé mes efforts. Pour laisser les petits construire des cabanes, les plus grands pouvoir jouer au foot sur un faux mais décent terrain, les vieux laisser chier leur chien sur les pelouses, et ramasser chaque matin les restes des barbecues d'été ou de vodka orange de printemps.
Je ne sais pas ce que vous laisserons les autres, mais j'ai taillé des arbres, bêché des sols et construit des tas de merdes qui sont l'or des plantes.
Je remercie de Diderot, les enfants, les vieux, les bad boys et les autres.
Protégez de toutes vos forces et votre intelligence les petits de l'école.
Parce que,
Pour vous, pour eux et pour l'avenir, j'y ai planté un olivier.
parce qu'ils sont la vraie innocence qui sera notre avenir à tous.
D'une façon ou d'une autre.
Alors tant qu'à faire sans douleur et sans malheur au moins pour eux.
Merci pour tout. Vraiment merci.

22:48 Publié dans billets, La Chronique du Parc D., l'entrée en campagne, Musique, Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 03 juin 2008
Grafik Pantin Komando S01, E02
Nouveaux motifs, nouveaux slogans!
La deuxième vague est arrivée.
Alors que la curiosité se déchaîne, que les affiches s'arrachent littéralement, deux nouveaux dessins, deux nouveaux slogan sont affichés!
Demain matin je pars acheter mon pain avec l'appareil photo.
Pourvu que les "imprimeurs du GPK" ne partent pas en vacances cet été!!!
Collez, collez! ça adhère!
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dimanche, 25 mai 2008
Les pates augmentent? mangez du pavé
Depuis quelques jours je m'arrête devant les panneaux d'affichage municipaux parce qu'entre les listes "en mode icône" sur papier glacé des conventionnels remerciements électifs et les photocopies attendrissantes d'assoce ou le flashy de concerts hors circuit , fleurissent de singuliers dessins .
D'étranges dessins, dérangeant la norme graphique, viennent attirer le regard blasé du passant pollué d'images.
Des dessins Fred! des dessins imprimés!
Fred, tu sais toi l'imprimeur quand tu touches et que tu sens l'encre et du coup, le coup de crayon du mec qui a fait le dessin, le même qui l'a pensé d'ailleurs.
Tu sais toi, tu connais, de la quelque chose graphie.
Tu sais c'est une belle feuille de papier, un bon, bien épais, bien bandant à la main pour que le regard le prenne tout entier. Présent au toucher, bruissant clair à l'oreille et bien docile à l'encre, bien accrocheur au jus de seiche.
Voilà ce qui à fleurit sur les panneaux autour du parc (et j'espère dans toute la ville), de la belle image, mais physique, de la belle ouvrage d'imprimeur. ca sens bon le papier et la colle. La technique des artisans qui l'ont sorti de la machine, qui l'ont vérifiée bien séchée, avant de la mettre sur le tas et puis qui la colle.
De la belle ouvrage je te dis, tout comme tu aimes, tout comme ton père, pareil je te dis.
Parce que c'est pas que de l'image pour faire joli, c'est de la sérigraphie collée à l'anglaise, parce que c'est de l'image pour ravir l'amateur mais aussi de l'image pour choquer le bourgeois, façon de dire bien sûr!
Qui parle de politique Frédot, de l'image à 200 balles le collector, mais qui s'en fout et se colle sur les panneaux d'affichage municipaux. A la gueule des gens, un peu comme tes chansons du temps de la marmaille, de la conviction sans concession.
Ouais mon Frédot, l'imprimerie. Le premier progrès technologique à avoir servi à diffuser la "mauvaises graines".
Ça s'appelle Grafik Pantin Komando. Tu vas admirer le travail, adorer les idées et kif-fer la liberté de ton, le tien.
Ça sent bon la commune. La mienne, la leur apparemment et puis celle d "'il était une fois après Sedan".
tu vois bien que l'avenir est en ville. LOL
00:55 Publié dans billets, l'entrée en campagne, Témoignage, The Voices | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 03 mai 2008
Et le soleil se lève encore.
Un ajout de photos sur l'album I fioretti avec ce commentaire :
"Les giboulées de mars mélangent sans complexe ni considération les cadavres de l'hiver et les germes de vie du printemps.
Cette année les tempêtes de l'entre deux ont poussé jusqu'à mai.
Peu importe, pour une perception de jardinier, que l'absence de régularité du temps soit dûe au réchauffement climatique suite à notre activité humaine, à une modification naturelle du pôle magnétique, à l'intervention courroucé d'un Dieu lunatique ou à d'autres raisons tout aussi impossible à résoudre individuellement.
Peu importe! pour un jardinier que les prix de la pomme de terre poussée avec force glyphosate et difénoconazole et du cochon industriel nourri avec hormone de croissance et antibiotique soient devenus chers à payer.
Peu importe! que les famines fauchent au nom du profit autant de vies que les holocaustes des guerriers grecs en sacrifiaient au nom des dieux.
Qu'importe que les seules fonctions rémunératives (parce qu'il faut bien aussi mangé des patates et du cochon quand on est ouvrier) que l'on attendent de notre savoir faire, savoir comprendre ne soient orientées que vers des effets visuels, des souvenirs d'un antant fantasmé, vers des produits sortis de l'usine à nostalgie "IL ETAIT UNE FOIS la campagne".
Qu'importe. Puisqu'aussi bien (j'adore puisqu'aussi bien!!!!) tout s'en ira dans la mer. Nos cadavres et nos consciences.
Notre humanité n'est plus dans la morale des sociétés et encore moins dans la course à la croissance économique. Notre destin est maintenant dans les mains de la probabilité et des lois de l'évolution.
Les giboulées de cette année, comme toutes les autres années depuis que notre climat les provoquent, les giboulées, sans considération de nos luttes, de nos peurs et nos espoirs, ont mélangé les cadavres de l'hiver et les germes de vie du printemps.
Et jardinier ou pas, ils nous faut enterrer les cadavres et ritualiser les deuils et puis, le printemps de retour, lever les yeux vers le soleil de nouveau chaud, semer nos graines d'espoir et sourire du bonheur de vivre cette étincelle qui nous est concédée.
Avant l'arrivée de ce très bel hiver, J'ai rencontré quelqu'un qui m'a dit deux choses :
15:34 Publié dans billets, Delirium Très Mince, l'entrée en campagne, The Voices | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 17 février 2008
en avant toute! ou bien ?
Voilà c'est fini! comme certains, qui ont fait espérer la génération dont je suis, le chantent.
C'est fini le blog. En tout les casle blog avec la chronique comme colonne.
Parce que cette bataille est gagnée.
C'est fini. puisqu'ils font, tout petit, la différence entre la graine et l'arbre et l'herbe. et Bien!!! Ca recommence. puisqu'aussi bien les saisons se suivent sans pouvoir jamais laisser le monde identique. Et c'est tant mieux.
Parce qu'ici, on m'avait dit que rien ne pousserait, et qu'il a poussé plus que des plantes, des regards, des questions et des étonnements et des savoirs.
Bon vent aux graines semées.
Pour ma part, je réaffirme mon espoir en l'avenir, et l'avenir des hommes : la jeunesse.
Je copie donc quelques mots d'une Vénérable, d'un Témoin, l'un de ces Phares dont la lumière permet de ne pas se perdre quand les temps s'obscurcissent :
"Je ne suis pas de ceux et de celles qui redoutent l'avenir.
Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu'elles diffèrent de nous[...]. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d'enthousiasme et de sacrifice comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême."
Simone Veil, Une vie, Ed. Stock, Paris 2007.

Et je veux finir avec des voix, puisqu'aussi bien, j'ai, dans un ouvrage de vulgarisation scientifique, appris que ce qui a été diffusé sur les ondes de nos radios est immortel, alors pour l'éternité:
17:10 Publié dans billets, Delirium Très Mince, Estivales, La Chronique du Parc D., l'entrée en campagne, Musique, Science, Témoignage, The Voices, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 14 octobre 2007
Back on the earth
Un ami me disais, j'ai envie de repartir en province.
Pourquoi?
Pour la tranquillité , la nature.
Je me suis emporté. Péremptoire et en raccourci je lui ai craché que la province n'est plus qu'étendues de champs industriels subventionnés par Bruxelles et parsemés de lotissements orgueil de l'accession uniformisée à la propriété.
Alors je lui ai conseillé, après réconciliation, de visionner une série bien plus politiquement incorrecte que Desesperate Housewives ou que les séries policières.
Pour Alex, Pour Thias, pour ceux que j'aime dans la bagarre!!!!
Voici les paroles et un bout de la folk song originale du générique!!! Et pour les amateurs de miiiouzike il ya autant de reprises que d'épisodes!!!
Mais cette version est celle d'une voix qui s'y casse à force de dépît. Et moi j'aime, j'aime ça!
Little boxes on the hillside,
Little boxes made of ticky tacky
Little boxes on the hillside,
Little boxes all the same,
There's a green one and a pink one
And a blue one and a yellow one
And they're all made out of ticky tacky
And they all look just the same.
And the people in the houses
All went to the university
Where they were put in boxes
And they came out all the same
And there's doctors and lawyers
And business executives
And they're all made out of ticky tacky
And they all look just the same.
And they all play on the golf course
And drink their martinis dry
And they all have pretty children
And the children go to school,
And the children go to summer camp
And then to the university
Where they are put in boxes
And they come out all the same.
And the boys go into business
And marry and raise a family
In boxes made of ticky tacky
And they all look just the same,
There's a green one and a pink one
And a blue one and a yellow one
And they're all made out of ticky tacky
And they all look just the same.
ca pète non ?
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vendredi, 12 octobre 2007
Appendice au "Bucher des ambitions"
ce blog est né d'un refus, d'une entrée en "résistance", d'une opposition. Ce blog est né un an après les "émeutes de banlieues" comme il est de convenance de les nommer pour à coup sûr se faire comprendre de tout français.
Ce blog est donc né avec le bûcher des ambitions. Dans le chapitre II ou III, j'y parlais de l'agitation qui avait saisi mon Italie sur mon sort et plus encore sur son envie de comprendre.
J'ai retrouvé le mail d'une personne chère à mon coeur et à mon esprit. Du même ADN que moi, donc exportable en France, mon petit petit cousin m'envoyait au moment des bûcher, une inquiétude et une curiosité sans apriori que je n'avais pas trouvé dans ma province pourtant française autant que ma banlieue.
Et puisque la presse s'empresse de ne relater que le lever, les repas et le coucher du Prince, sans s'occuper de faire son travail et se rendre compte que ici, dans ma banlieue comme ailleurs j'imagine, les tensions redeviennent palpables, les incidents de plus en plus nombreux, les confrontations un peu plus radicales, je ne résiste pas à publier ce mail (en VO, langue de dante). Parce que j'ai la vague impression que le bis repetita n'est pas loin.
"Olà cuginastro
ma che succede a Parigi? Una sommossa stile '800 con tanto di bariccate e gente armata o semplice rivolta stile terroni da stadio spaccatutto? Qui, come al solito, dai giornali non si capisce molto, comunque la situazione sembra grave. Io per ora ho solo capito il pretesto e visto qualche auto incendiata; niente più. Non che abbia fatto grandi sforzi per informarmi meglio, ma avendo la possibilità di avere notizie di prima mano preferisco rivolgermi direttamente a te.
La mamma ha anche provato a telefonarti ma non ti ha trovato.
Bè prova a spiegarmi la situazione.
Qua ti salutano tutti con grande affetto."
Comme c'est un jeune homme curieux, intelligent et formé à la bonne sauce paysanne piémontaise et à la démarche scientifique universitaire. j'attends donc son mail. Ses questions sur notre dérapage ADN et sa visite pour enfin voir la Tour Eiffel, avant que nous ne soyons plus nous même.
"Engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient " c'est dans tout les Astérix.
A Alberto, un cousin, un témoin transalpin, une conscience. Stammi bene carissimo.
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mercredi, 05 septembre 2007
Hausse des prix et gueule de bois
bonjour, concitoyen ou hiène, résident ou Dante 1, 3, 10 ans ou privilégié, de mon quartier ou d'ailleurs.
c'est donc la rentrée. la rentrée pour ceux qui sont partis en vacances.
Pour moi c'est le cas.
Depuis environ 5 ans j'ai enfin eu assez d'argent pour payer mon loyer et mes charges et en plus claquer du pognon en oisiveté, coupable, depuis le 6 mai de cette année. Pardon, de l'année Ière de l'Ere Droite Décomplexé.
Quel plaisir d'oublier pour quelques semaines, Mme Dialo que j'avais relevé sur le trottoir d'en face du mien ce fameux jour de printemps où le lait du pack qu'elle trimbalait s'est éclaté dans le caniveau, avec sa dignité. tombée la dame : malaise vagal ou sous-alimentation?
Quel plaisir de passer de l'inquiétude sournoise de voir des enfants malades de mauvaises graisses, de sucres faciles et de tout le sel de la mer, au plaisir animal d'admirer les grasses rondeurs des croupes des flamandes, françaises estivantes de Berck!
Quel plaisir enfin de pouvoir claquer, sans compter des picaillons de Bruxelles (United Euro en Force!) en CB (visa pas encore Gold) pour grailler des moules frites et acheter des Objets Volants pour taquiner Zephir et Eole, plaisir de lacher des biftons uniformes pour prix de mes ivresses à la bière du Nord!!!!
Ah! quel plaisir, vraiment, d'entrer dans l'Ere Nouvelle promise par notre Gland Timonier en consommant sans compter, sans tourments, sans complexes.
Vive les vacances.
J'en ai profiter. C'est bien fait !
Car dès que je suis rentré j'ai vu Mme Dialo et du coup je me suis dit qu'il fallait que je me prépare. A la ramasser sans doute plus souvent, tombée de faim sur le trottoir ou de sa fenêtre avec une demie brigade tambourinant à sa porte. Que je me prépare sans doute d'ici 5 ou 10 ans à tomber à mon tour.
J'avais prévu le coup, en ancien combattant de la dernière guerre d'Europe du dernier siècle du millénaire passée, le Parc D. dont je suis le jardinier, est en certains endroits et par mes soins clandestins planté de topinambours pour les calories, de sauge et de milleperthuis pour les soins. Les escargots enfin abondamment favorisés dans leur multiplication par l'arrêt volontaire de l'utilisation des herbicides et les pluies miraculeuses de cet été, sont gras, dodus et bordés, bon pour l'alimentation. J'en ai un bon seau plein qui dégorge, je les offrirais bien à Mme Dialo.
La Presse Nationale à osé évoquer la hausse des prix des produits alimentaires en cette première rentrée de l'Ere du Bonheur Perpétuel, c'est dire. Pendant ce même temps, la France vieillissante ou frileuse se rassure et plebiscite l'hyperactivité du Messie qu'elle s'est choisie et se met à croire que son avenir de pré-cadavre ou de futur primo-accédant sera sans arthrite, sans subprimes et sans glaires.
Tant qu'y a d'la vie, ya d'l'espoir. Faut juste y croire.
Bonne rentrée à tous. je vous offre mon emotion de la rentrée :
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vendredi, 13 juillet 2007
The Voice -Ouvrez le ban!
00:00 Publié dans billets, l'entrée en campagne, The Voices | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note















