dimanche, 18 mai 2008

le fou, Colette et la peronnelle


Ecco fatto! comme disent les Italiens.

Les grillons sont dans la place. 

Après la réflexion et le travail sur le visuel (moins de pelouses plus de prairies), sur le tactile (plus de branchages disponibles pour les cabanes des enfants), sur l'odorat (plus de floraisons odorantes), sur le goût (plus de plantes comestibles), il fallait aller jusqu'au bout de l'idée et s'occuper de la musique.

C'est fait. On a lâché les grillons.  331906780.jpg

Leur génération sort d'une boîte en plastique destinée à la nutrition des reptiles de compagnie.

Sauf que leurs parents au lieu de finir dans l'estomac d'un reptiles de terrarium ont pu copuler en terrarium. Un minimum de chaleur et d'humidité  et, par dizaines ils ont éclos tout translucide et aussi gros que des aleurodes.

Nourris au quartier d'orange et à la nourriture pour poisson d'acquarium, ils ont passé leurs nombreuses mues et sont devenues adultes avec succès.

Sauf qu'adultes, le grillon  ça veut génétiquement et rapidement se reproduire. Alors c'est la foire dans le terrarium décidément peu adapté, par l'espace, à l'instinct territorial des mâles et à la frénésie de pondre des femelles.

Ceux-là dont je parle sont des Gryllus bimaculatus, des grillons méditerranéens pour faire court. Et  avoir une population de chanteurs du Sud destinés à couvrir un territoire équivalent à un hectare de pleine campagne dans  un appartement de 30 m2  ça donne... vite la migraine.

Alors l'idée de la musique pour le Parc D. est redevenue d'actualité, pressante même pour la qualité du sommeil dans mon appartement.

Juste un petit stage  de quelques jours du terrarium  sur une fenêtre exposée plein sud pour les habituer aux variations de luminosité et de chaleur et direction le local de travail du  Parc D.

Un transit encore de quelques jours dans une  vieille malle de récup avec du foin (coupé et séché tout exprès au Parc D.) et direction le Parc.

Le 16 du mois courant, la malle dans la brouette le téléphone sonne pour m'annoncer que C. celle qui avait jardiner le parc D. bien avant la Déshérence et l'Abandon du lieu venait  nous faire visite. "Viens donc ma Soeur! je te paierai les intérêts du capital que tu m'as donné pour monter cette entreprise!"

C. est  la seule personne qui m'ait donné le viatique dans mon entreprise pour reprendre la friche, réinvestir le lieu, faire renaître le Parc D. 

"Il n'est pas de hasard, il est est des rendez-vous, pas de coïncidence."

C. est Petite Soeur des Ouvriers, religieuse au milieu du siècle, femme de caractère et de conviction au milieu de la déliquescence de la culture ouvrière,  solide, résistante, catholique et aussi cégétsite, va comprendre François!.

Une femme d'honneur, une âme intelligente et surtout quelqu'une de positive.

Nous nous sommes donc retrouvés moi le cinglé au dire de mes collègues, C. la bonne soeur et La péronnelle, l'apprentie que l'on me concède quand le boulot abonde, des petits insectes dans le creux de nos mains à courir  le Parc D. pour les y déposer là dans les possibles endroits d'une survie au grand air.

La péronnelle s'est donc inquiété de la possible dangerosité des animaux pour ses mains idiotes, C. s'est donc inquiété de savoir si elle avait lâché les grillons au bon endroit et moi je me suis donc inquiété de savoir si ce temps à l'orage n'allait pas compromettre cette folie.

 
podcast

A toi! ma soeur en humanité, à toi! ma complice dans l'audace de ce métier, et sur cette terre que les puissants stigmatisent  : que le Dieu auquel tu crois aussi bellement te bénisse. 

 

 

samedi, 03 mai 2008

Et le soleil se lève encore.

Un ajout de photos sur l'album I fioretti avec ce commentaire : 

"Les giboulées de mars mélangent sans complexe ni considération les cadavres de l'hiver et les germes de vie du printemps.

Cette année les tempêtes de l'entre deux ont poussé jusqu'à mai.

Peu importe, pour une perception de jardinier, que l'absence de régularité du temps soit dûe au réchauffement climatique suite à notre activité humaine, à une modification naturelle du pôle magnétique, à l'intervention  courroucé d'un Dieu lunatique ou à d'autres raisons tout aussi impossible à résoudre individuellement.

Peu importe! pour un jardinier que les prix de la pomme de terre poussée avec force glyphosate et difénoconazole et du cochon industriel nourri avec hormone de croissance et antibiotique soient devenus  chers à payer.

Peu importe! que les famines  fauchent  au nom du profit autant de vies que les holocaustes des guerriers grecs en sacrifiaient au nom des dieux.

 Qu'importe que les seules fonctions rémunératives (parce qu'il faut bien aussi mangé des patates et du cochon quand on est ouvrier) que l'on attendent de notre savoir faire, savoir comprendre ne soient orientées que vers des effets visuels, des souvenirs d'un antant fantasmé, vers des produits sortis de l'usine à nostalgie "IL ETAIT UNE FOIS la campagne".

Qu'importe. Puisqu'aussi bien (j'adore puisqu'aussi bien!!!!) tout s'en ira dans la mer. Nos cadavres et nos consciences.

Notre humanité n'est plus  dans la morale des sociétés et encore moins dans la course à la croissance économique. Notre destin est maintenant dans les mains de la probabilité et des lois de l'évolution.

Les giboulées de cette année, comme toutes les autres années depuis que notre climat les provoquent, les giboulées, sans considération de nos luttes, de nos peurs et nos espoirs, ont mélangé les cadavres de l'hiver et les germes de vie du printemps.

Et jardinier ou pas, ils nous faut enterrer les cadavres et ritualiser les deuils et puis, le printemps de retour, lever les yeux vers le soleil de nouveau chaud, semer nos graines d'espoir et sourire du bonheur de vivre cette étincelle qui nous est concédée.

Avant l'arrivée de ce très bel hiver, J'ai rencontré quelqu'un qui m'a dit deux choses :


podcast                                          
podcast

  Let's do the time war again!

218079755.png

 

 

 

 

 

 

 

mardi, 29 avril 2008

Vas-y jeannot

Parce qu'il ne faut jamais se coucher : j'assure que le ridicule ne tue pas, il distingue!

A mes cadavres, à mes amis, mes parents et mes amours.

A ces fourmilles humaines  qui m'ont accueilli dans la  Grande Fourmillière.

Sans fleur ni couronne, juste une poignée de compost, juste une poignée de ferment de vie.

Je vous aime puisque je suis encore vivant.

Speciale et spaciale dédicace à toi Laurent : Merci. 


podcast

dimanche, 17 février 2008

en avant toute! ou bien ?

68cf67224e1e9a8bb540592842b85c24.pngVoilà c'est fini! comme certains, qui ont fait espérer la génération dont je suis, le chantent.

C'est fini le blog. En tout les casle blog avec la chronique  comme  colonne.

Parce que cette bataille est gagnée. 

C'est fini. puisqu'ils font, tout petit, la différence entre la graine et l'arbre et l'herbe. et Bien!!! Ca recommence. puisqu'aussi bien les saisons se suivent sans pouvoir jamais laisser le monde identique. Et c'est tant mieux.

Parce qu'ici, on m'avait dit que rien ne pousserait, et qu'il a poussé plus que des plantes, des regards, des questions et des étonnements et des savoirs.

Bon vent aux graines semées.

Pour ma part, je réaffirme mon espoir en l'avenir, et l'avenir des hommes : la jeunesse.

Je copie donc quelques mots d'une Vénérable, d'un Témoin, l'un de ces Phares dont la lumière permet de ne pas se perdre quand les temps s'obscurcissent :

"Je ne suis pas de ceux et de celles qui redoutent l'avenir.

Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu'elles diffèrent de nous[...]. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d'enthousiasme et de sacrifice comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême." 

                                                                                                          Simone Veil, Une vie,  Ed. Stock, Paris 2007.

 

c854f6fe640dfad3ceb39fcd72ef43d5.png

 Et je veux finir avec des voix, puisqu'aussi bien, j'ai, dans un ouvrage de vulgarisation scientifique, appris que ce qui a été diffusé sur les ondes de nos radios est immortel, alors pour l'éternité:


podcast
podcast

 


 

samedi, 06 octobre 2007

Wrapping the dhoti

Dhotî, c'est un vêtement.

 85034cb5944859fbcaae693f912d5288.jpg

Depuis trois semaines je m'amuse d'un bout de chiffon de 5 m de long sur 1.20m de large.

Depuis tous ces jours, j'essaie, de toutes les façons possible l'emballage de ma viande en manque de mouvement et d'espace intérieur.

J'ai écumé tout ce que  le net des langues que je sais lire et écrire compte d'info sur la façon de s'enrouler la-dedans.

J'ai passé plein de jours à raser les  trop rares connaissances  dont la culture ne s'offusque pas de mes demandes.

J'ai à peu près compris la technique du mahtma, mais j'avoue que je préfère celle plus sexy et "élégante" du lien.

J'adorerais parler chiffon comme ça!!!

c7144789052b20660c921d58e719f568.jpghttp://www.youtube.com/watch?v=yT6K_10-DZA

 

jeudi, 04 octobre 2007

où est le Nandi ?

3acadf4f7881dd9677f09713fcd62e86.jpg

Dans les vapeurs de l'encens et des mantras via internet,  j'avais, dhôti sur le corps, cru avoir trouvé le Nandi.

Le vahâna du Shiva, un bestiau divinisé, pour la danse et la joie, un dieu terriblement agréable.

J'avais pas pensé aux coups de cornes. C'est plus de la valse ni du tango mais de la Polka endiablée, Vin Diou !!!!

 

Bon tout ça pour dire qu'il il y en a d'autres, d'autres furieux du Nandi :

 une petite visite chez les "dolâtres". cc4d3451f3cf586258a0134d4bd95144.jpg

lundi, 17 septembre 2007

deus ex occidentalis macchina

Dans l'escargot, dans cet enroulement géographique, circulatoire qu'est le Parc D. le centre de la coquille reste l'école, avec Romy Schneider version la maléfique (du genre l'araignée du Lord of the Ring).

Dans l'escargot, dans l'école, il est une chose, à la semblance délicate et fragile mais à la force et à la générosité qui en impose, il est, gardienne du temple, de l'école , ce qui est la même chose, un petit bout de femme si délicat qu'on se demande comment elle peut simplement résister  sans s'évaporer à la réalité concrète du regard des hommes. Y répondre.

S. est revenue de son mariage dans son île, avec deux bouts de plastique pour moi, deux personnages, genre figurines des Schtroumpfs que ma mère me collectionnait avec ses économies, quand j'étais petit.

S est revenue avec son Jésus et sa Sainte Vierge en bout de plastique emballés dans un journal en français, un bout, un journal en anglais, un bout et puis le reste en hindi. Et la même odeur, journal et figurines, celui bien plus doux que le Sandwood.Ce ne sont pas des figurines de plastique. Ce sont des Dieux. Son Jésus et sa Madonne.

le Don m'a touché. Le dieu à la queue longue m'a posé question, un peu moins la déesse au max de bras.

Dans les cercles très concentrés de l'escargot protecteur, dans le sein de l'école où nos mimots aux noms aussi multiples et variés que les panthéons des 5 continents, là dans ce cocon où ils sourient (je vous jurent, ils  sourient comme des soleils sans terre), là, ce petit bout de femme m'a rapporté de presque l'autre bout du monde, à pas loin de l'une de nos colonie insulaire pacifiée, de bien loin de ma Lorraine, le cadeau de ses Dieux.

Une soif de connaître, de comprendre. J'ai passé mon dimanche sur le Faubourg  Saint Denis avec quelques incursions vers les rues adjacentes.

Hanuman, Shiva, Shri Durga, et puis aussi Le Nandikeshvara et toute les couleurs  d'une spiritualité qui n'insultent pas son petit peuple. 

 Le coeur du parc D., le cercle le plus cercle de cette planète de banlieue où les enfants sourient et jouent, protégés des thuyas et par la vigueur des arbres qui les cachent du monde haineux, le coeur de ce carré palpite  d'une joie, d'un bonheur et d'un partage qui peuvent sembler un artefact. Et pour le coup je témoigne d'une réalité qui paraîtra vision fabriquée à qui n'aura jamais eu le culot de remonter le centre d'un escargot, osé le centre  du monde naissant.

 Hanuman est une extension de Shiva, le Dieu destructeur certes,  mais celui qui reconstruit. Il est indissociable de Vishnu, le Dieu du mantien. juste pour assurer.

Il est des  sourires d'enfants, des délicatesses du quotidien et des générosités du bout du monde qui vous fortifient.

Hanuman est le serviteur fidèle. Je me suis mis à brûler de l'encens. C'est plus réjouissant que de vénèrer les stigmates.

 

 

 

 

 

 

samedi, 15 septembre 2007

le sel de la terre

Si je suis sûr d'une chose, c'est que  seuls les hommes savent faire ça :

c86fa7d8124ce0eedb52614e6324e9ed.jpg

 

 

 

 

 

 

Le Shétan ne sait pas faire le pain. le Diable n'est pas généreux.

A N., mon amie et  pour ses enfants jusqu'au bout de mon arthrite, jusqu'au bout de mon humanité titubante ou victorieuse. 

Bon Ramadan à mes amis, connaissances ou voisins qui s'y collent.

 

hanuman

Me voilà dieu, sans majuscule mais dans un Panthéon.e65523d118ea8086e9341ade1bcf67cf.jpg

Cette rubrique est la mienne. Divine et donc  ouverte à la dévotion, à la prière, j'irais bien jusqu'à la vénération  mais mes phantasmes sont trop possibles. 

Hanuman est une découverte. Le polythéisme à ceci de bandant qu'il repose les cerveaux accrocs à la transcendance épuisante.

Quand on a fait le tour de l'exigence ascétique du monothéisme, on redevient un chien, un oiseau,  bref on revient sur terre. ça tombe bien pour un jardinier!

Alors oui c'est moi, Moi, moi et encore moi. Mon regard bien sûr puisque l'antropophagie  est un échec. 

hanuman is coming! A mon commandement... Ouvrez'ban! 


podcast



podcast