mercredi, 31 décembre 2008
Via col vento
Et ma bêche quitte Pantin, parce que ma guerre est terminée.
En désespoir de jardinier, j'avais choisi de venir remuer la terre de votre jardin, de faire du beau et du vivable pour vous autres.
Avec pour moi la paix des braves.
Là où l'on m'avait promis de vous : haine, agressivité et bétise, au lieu des cailloux des insultes et des crachats, j'ai rencontré vos sourires, vos satisfactions et vos joies d'un jardin plus propre et plus urbain.
J'ai tanné ma peau et n'est pas ménagé mes efforts. Pour laisser les petits construire des cabanes, les plus grands pouvoir jouer au foot sur un faux mais décent terrain, les vieux laisser chier leur chien sur les pelouses, et ramasser chaque matin les restes des barbecues d'été ou de vodka orange de printemps.
Je ne sais pas ce que vous laisserons les autres, mais j'ai taillé des arbres, bêché des sols et construit des tas de merdes qui sont l'or des plantes.
Je remercie de Diderot, les enfants, les vieux, les bad boys et les autres.
Protégez de toutes vos forces et votre intelligence les petits de l'école.
Parce que,
Pour vous, pour eux et pour l'avenir, j'y ai planté un olivier.
parce qu'ils sont la vraie innocence qui sera notre avenir à tous.
D'une façon ou d'une autre.
Alors tant qu'à faire sans douleur et sans malheur au moins pour eux.
Merci pour tout. Vraiment merci.

22:48 Publié dans billets, La Chronique du Parc D., l'entrée en campagne, Musique, Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











