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dimanche, 25 mai 2008
une claque à la Grecque
01:06 Publié dans billets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : l'orestie, eschyle, py, théatre odeon, tragédie
Les pates augmentent? mangez du pavé
Depuis quelques jours je m'arrête devant les panneaux d'affichage municipaux parce qu'entre les listes "en mode icône" sur papier glacé des conventionnels remerciements électifs et les photocopies attendrissantes d'assoce ou le flashy de concerts hors circuit , fleurissent de singuliers dessins .
D'étranges dessins, dérangeant la norme graphique, viennent attirer le regard blasé du passant pollué d'images.
Des dessins Fred! des dessins imprimés!
Fred, tu sais toi l'imprimeur quand tu touches et que tu sens l'encre et du coup, le coup de crayon du mec qui a fait le dessin, le même qui l'a pensé d'ailleurs.
Tu sais toi, tu connais, de la quelque chose graphie.
Tu sais c'est une belle feuille de papier, un bon, bien épais, bien bandant à la main pour que le regard le prenne tout entier. Présent au toucher, bruissant clair à l'oreille et bien docile à l'encre, bien accrocheur au jus de seiche.
Voilà ce qui à fleurit sur les panneaux autour du parc (et j'espère dans toute la ville), de la belle image, mais physique, de la belle ouvrage d'imprimeur. ca sens bon le papier et la colle. La technique des artisans qui l'ont sorti de la machine, qui l'ont vérifiée bien séchée, avant de la mettre sur le tas et puis qui la colle.
De la belle ouvrage je te dis, tout comme tu aimes, tout comme ton père, pareil je te dis.
Parce que c'est pas que de l'image pour faire joli, c'est de la sérigraphie collée à l'anglaise, parce que c'est de l'image pour ravir l'amateur mais aussi de l'image pour choquer le bourgeois, façon de dire bien sûr!
Qui parle de politique Frédot, de l'image à 200 balles le collector, mais qui s'en fout et se colle sur les panneaux d'affichage municipaux. A la gueule des gens, un peu comme tes chansons du temps de la marmaille, de la conviction sans concession.
Ouais mon Frédot, l'imprimerie. Le premier progrès technologique à avoir servi à diffuser la "mauvaises graines".
Ça s'appelle Grafik Pantin Komando. Tu vas admirer le travail, adorer les idées et kif-fer la liberté de ton, le tien.
Ça sent bon la commune. La mienne, la leur apparemment et puis celle d "'il était une fois après Sedan".
tu vois bien que l'avenir est en ville. LOL
00:55 Publié dans billets, l'entrée en campagne, Témoignage, The Voices | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art graphique, grafik pantin komando, imprimerie, gutemberg, presse, affiche urbaine
jeudi, 22 mai 2008
pyramide des âges
J'ai le genou fracassé d'avoir forcé le boulot pour offrir aux pauvres un bout de campagne.
Alors je suis devant mon clavier, la béquille à portée de faiblesse et je m'ennuie.
Autour de moi, les vieux s'épanchent sur leur corps qui part en quenouille et râlent comme d'habitude dès qu'ils sont dans une file d'attente pour une radio ou une mammographie ou un truc qui va rassurer leur hypocondrie et coûter bonbon à la Sécu.
Faut dire que le pays vieillit si tellement que ça en devient suffocant.

C'est pathétique des vieux enfants gâtés qui font des caprices.
Réparées à l'oeil, leur tuyauterie hors norme et leur viande avariée n'en continuent pas moins et encore d'exiger la santé et de produire du venin.
Il m'arrive de vouloir rétorquer à leur haine de ce qui sent le frais, une haine de ce qui sent le moisi.
Contre "il leur faudrait une bonne guerre" un bon " Il faudrait au pays une bonne canicule".
Allez les vieux au compost! Finir dans la dignité c'est une chose, mais finir encore utile c'est mieux.
Je me fais chier et je m'emporte.
Goûte-moi ça ! C'est bon hein!
A l'attention des prompts à la choquerie compulsive, je précise que ces propos ne reflètent en rien une pensée eugéniste et malsaine, juste une humeur.
20:10 Publié dans , billets, Musique, Témoignage, The Voices | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme anti jeune, racisme anti vieux, pyramide des âges, occident
dimanche, 18 mai 2008
le fou, Colette et la peronnelle
Ecco fatto! comme disent les Italiens.
Les grillons sont dans la place.
Après la réflexion et le travail sur le visuel (moins de pelouses plus de prairies), sur le tactile (plus de branchages disponibles pour les cabanes des enfants), sur l'odorat (plus de floraisons odorantes), sur le goût (plus de plantes comestibles), il fallait aller jusqu'au bout de l'idée et s'occuper de la musique.
C'est fait. On a lâché les grillons. 
Leur génération sort d'une boîte en plastique destinée à la nutrition des reptiles de compagnie.
Sauf que leurs parents au lieu de finir dans l'estomac d'un reptiles de terrarium ont pu copuler en terrarium. Un minimum de chaleur et d'humidité et, par dizaines ils ont éclos tout translucide et aussi gros que des aleurodes.
Nourris au quartier d'orange et à la nourriture pour poisson d'acquarium, ils ont passé leurs nombreuses mues et sont devenues adultes avec succès.
Sauf qu'adultes, le grillon ça veut génétiquement et rapidement se reproduire. Alors c'est la foire dans le terrarium décidément peu adapté, par l'espace, à l'instinct territorial des mâles et à la frénésie de pondre des femelles.
Ceux-là dont je parle sont des Gryllus bimaculatus, des grillons méditerranéens pour faire court. Et avoir une population de chanteurs du Sud destinés à couvrir un territoire équivalent à un hectare de pleine campagne dans un appartement de 30 m2 ça donne... vite la migraine.
Alors l'idée de la musique pour le Parc D. est redevenue d'actualité, pressante même pour la qualité du sommeil dans mon appartement.
Juste un petit stage de quelques jours du terrarium sur une fenêtre exposée plein sud pour les habituer aux variations de luminosité et de chaleur et direction le local de travail du Parc D.
Un transit encore de quelques jours dans une vieille malle de récup avec du foin (coupé et séché tout exprès au Parc D.) et direction le Parc.
Le 16 du mois courant, la malle dans la brouette le téléphone sonne pour m'annoncer que C. celle qui avait jardiner le parc D. bien avant la Déshérence et l'Abandon du lieu venait nous faire visite. "Viens donc ma Soeur! je te paierai les intérêts du capital que tu m'as donné pour monter cette entreprise!"
C. est la seule personne qui m'ait donné le viatique dans mon entreprise pour reprendre la friche, réinvestir le lieu, faire renaître le Parc D.
"Il n'est pas de hasard, il est est des rendez-vous, pas de coïncidence."
C. est Petite Soeur des Ouvriers, religieuse au milieu du siècle, femme de caractère et de conviction au milieu de la déliquescence de la culture ouvrière, solide, résistante, catholique et aussi cégétsite, va comprendre François!.
Une femme d'honneur, une âme intelligente et surtout quelqu'une de positive.
Nous nous sommes donc retrouvés moi le cinglé au dire de mes collègues, C. la bonne soeur et La péronnelle, l'apprentie que l'on me concède quand le boulot abonde, des petits insectes dans le creux de nos mains à courir le Parc D. pour les y déposer là dans les possibles endroits d'une survie au grand air.
La péronnelle s'est donc inquiété de la possible dangerosité des animaux pour ses mains idiotes, C. s'est donc inquiété de savoir si elle avait lâché les grillons au bon endroit et moi je me suis donc inquiété de savoir si ce temps à l'orage n'allait pas compromettre cette folie.
A toi! ma soeur en humanité, à toi! ma complice dans l'audace de ce métier, et sur cette terre que les puissants stigmatisent : que le Dieu auquel tu crois aussi bellement te bénisse.
18:16 Publié dans Delirium Très Mince, La Chronique du Parc D., Musique, Science, Témoignage, The Voices | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grillons, acclimatation, introduction insecte, religieux engagé, peronnelle
mercredi, 14 mai 2008
allez ! le dernier pour la route...
L'année dernière je découvrais les grillons et du coup j'imaginais une musique pour le parc D.
En cette soirée orageuse, les pionniers involontaires lachés dans le jardin ont fini leurs dizaines de mues et rivalisent de stridulences.
Pour le plus grand bonheur de mes voisins bobo qui s'imaginent déjà leur vacances; mais consciencieux j'attends les insomnies rageuses de mes voisines dépressives et leur reproche.
Mais je m'en bats ce qui peut me pendre vu que je sais que la semaine prochaine je pourrai raconter l'introduction des Gryllus bimaculatus dans le Parc D.
lus qu'une victoire, la folie d'un ivrogne élevée au rang de contribution à la diversité biologique d'un espace urbain.
Je développerai après l'orage.
19:39 Publié dans La Chronique du Parc D., Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grillon, musique pour hlm, just do it
samedi, 03 mai 2008
Et le soleil se lève encore.
Un ajout de photos sur l'album I fioretti avec ce commentaire :
"Les giboulées de mars mélangent sans complexe ni considération les cadavres de l'hiver et les germes de vie du printemps.
Cette année les tempêtes de l'entre deux ont poussé jusqu'à mai.
Peu importe, pour une perception de jardinier, que l'absence de régularité du temps soit dûe au réchauffement climatique suite à notre activité humaine, à une modification naturelle du pôle magnétique, à l'intervention courroucé d'un Dieu lunatique ou à d'autres raisons tout aussi impossible à résoudre individuellement.
Peu importe! pour un jardinier que les prix de la pomme de terre poussée avec force glyphosate et difénoconazole et du cochon industriel nourri avec hormone de croissance et antibiotique soient devenus chers à payer.
Peu importe! que les famines fauchent au nom du profit autant de vies que les holocaustes des guerriers grecs en sacrifiaient au nom des dieux.
Qu'importe que les seules fonctions rémunératives (parce qu'il faut bien aussi mangé des patates et du cochon quand on est ouvrier) que l'on attendent de notre savoir faire, savoir comprendre ne soient orientées que vers des effets visuels, des souvenirs d'un antant fantasmé, vers des produits sortis de l'usine à nostalgie "IL ETAIT UNE FOIS la campagne".
Qu'importe. Puisqu'aussi bien (j'adore puisqu'aussi bien!!!!) tout s'en ira dans la mer. Nos cadavres et nos consciences.
Notre humanité n'est plus dans la morale des sociétés et encore moins dans la course à la croissance économique. Notre destin est maintenant dans les mains de la probabilité et des lois de l'évolution.
Les giboulées de cette année, comme toutes les autres années depuis que notre climat les provoquent, les giboulées, sans considération de nos luttes, de nos peurs et nos espoirs, ont mélangé les cadavres de l'hiver et les germes de vie du printemps.
Et jardinier ou pas, ils nous faut enterrer les cadavres et ritualiser les deuils et puis, le printemps de retour, lever les yeux vers le soleil de nouveau chaud, semer nos graines d'espoir et sourire du bonheur de vivre cette étincelle qui nous est concédée.
Avant l'arrivée de ce très bel hiver, J'ai rencontré quelqu'un qui m'a dit deux choses :
15:34 Publié dans billets, Delirium Très Mince, l'entrée en campagne, The Voices | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : famine, crise alimentaire, i fioretti, printemps 2008, obésité




