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vendredi, 18 janvier 2008

la fureur de vivre

Pendant  le travail de préparation du sol au potager de l'école D. avec une ribambelle de petits humains spectateurs et posant les questions essentielles, il se passait dans le Parc D. un lynchage.

Le grincement de ma brouette,  a fait fuir et la proie et la meute de chiens.

C'est une femme, une usagère, quel hideux hasard, une réfugiée chilienne, mais d'un temps que les moins de vingt ans etc.

Ma Dame, se faisait remercier en force et avec ostensible cynisme par l'arrière garde de la meute. Elle avait juste vu 12 salopards rouer de coups, un humain à terre et s'était permis de s'arrêter, d'interpeller et de dire quelque chose.

De l'entrée Sud Est du Parc D., j'arrivais, précédé d'un mètre douze par le couinement de ma brouette mal graissée, et au détour des arbres j'ai vu un attroupement fuyant, la dame du Chili, et l'arrière garde de la meute de courageux.

Elle m'a dit sans larme   mais avec la vomissure au bord du coeur, de l'âme et bien sûr du souvenir :" Il vont le tuer!".

Par chance, les baskets ne sont pas coquées!!! 

Je traînais ma brouette, une rhénane, robuste, mobile mais couinante, pour traverser le Parc D. Pour aller checher derrière le talus n° 2 du compost, pour engraisser le potager de l'école, du centre de loisirs, bref pour préparer la saison.

Pour préparer le rapport à la terre des minots de la maternelle.

A terre m'avait-elle dit, à terre, seul, recroquevillé, seul , roué de coup, roué.

Comme à la Renaissance bien plus qu'au Moyen age, roué seul à terre.

Et je préparais, avec les commentaires et les questions des petits frères et soeurs,  pour certains des chiens de la meute, l'avenir.

Le pire pour  le jardinier, c'est que les chiens me saluent quand ils ne sont pas les douze salopards.

Dans le bûcher des ambitions , je disais mon combat.

Contre les chiens, en meute, avec ou sans uniforme. Et puisqu'il est désormais des saluts qu'il ne m'est plus  capable d'accepter j'ai décidé qu'avant de partir je ferai tomber un truc sur  cette école, sur ces minots.

2a2d30a315cbcfdbbf70b81ee6c23b72.pngJ'irai effleurer  tous les rosiers de la ville, je sortirai l'escabot, j'allumerai la souffleuse à feuille, en force, et  devant l'embout je jetterai tous les sacs de pétales de rose que j'aurai volés. Derrière le mur de l'école, j'entendrai, une dernière fois les cris de joie des enfants.

Avant de partir en permission, avant de quitter le champ de cette bataille perpétuelle et de le laisser libre pour d'autres soldats plus frais, je m'offrirai l'illusion d'un triomphe à l'antique et je ferai pleuvoir  derrière ce mur, une pluie de roses.

Une pluie de roses, une pluie de roses, une pluie de roses.


 

 

 

jeudi, 10 janvier 2008

Never So Much owed by So Many to So Few

Je me souviens, enfant devant la télé, avoir vu dans un documentaire sur la Bataille d'Angleterre, une petite mamie  digne, résolue plus qu'abattue que l'on interviewait devant le tas de ruines qui avait été sa maison avant le blitz.

Je me souviens, plus tard avoir compris le sens de  so much, so many et  so few et pas seulement par la grammaire Bertrand-Delépine.

Je me souviens cet hiver pendant que je veillais inactif, sur le sommeil des arbres, avoir découvert Doctor who, Série britannique jusqu'au bout du sens de l'humour, du sens de la dérision et du sens des valeurs.

Je me souviens, gourmand de ces nouveaux plaisirs d'outre-manche,  de la vieille femme anglaise des actualités  devant cette vidéo:

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 podcast



 

 


Je me souviens aujourd'hui du prix de la liberté que je vis. 

On the Continent, even in France, many of us still remember.

 Thank you for the resistance of yesterday and the fun of nowadays.

Pump up the volume and as your 10th Doctor use to say: allons-y!!!

podcast

 

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